collectif CONTRAST

consentement capacité contrainte santé mentale

Des données sur les personnes hospitalisées sans consentement, enfin.

Sur les soins sans consentement en psychiatrie, on dispose de connaissances quantitatives très limitées. Les données sont en effet notoirement de qualité médiocre et d’interprétation difficile, ce qui n’empêche d’ailleurs pas les acteurs politiques de dénoncer régulièrement la croissance des hospitalisations sans consentement ces dernières années.

Il faut donc saluer la récente publication de Magali Coldefy et Clément Nestrigue de l’IRDES, L’hospitalisation sans consentement en psychiatrie en 2010 : première exploitation du RIMP et état des lieux avant la réforme du 5 juillet 2011 (Question d’économie de la santé, n°193, déc 2013). Tirant parti de la disponibilité de nouvelles données, ils ont réalisé un important travail de vérification et d’exploitation et présentent pour la première fois « une photographie des personnes hospitalisées sans leur consentement en psychiatrie et de la diversité de leurs prises en charge et trajectoires de soins en 2010 » en France.

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