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Je rêve qu’on me rétablisse ma capacité civile…

« Je rêve qu’on me rétablisse ma pleine capacité civile »… Ce ne sont pas les mots de militants promouvant la convention de l’ONU sur les droits des personnes handicapées, ni ceux d’un livre de sciences sociales ou d’un essai journalistique… Ces mots sont ceux de Katia, héroïne d’un film russe au titre révolutionnaire « Manuel de libération ». Des mots qui viennent dire la lutte de résidents d’une institution neuro-psychiatrique dans la Russie contemporaine, comme ceux de millions de citoyens, de par le monde, dont l’exercice des droits sont restreints.

Dans Manuel de Libération, la lutte est d’abord et surtout une expérience de survie, avec les compagnes et compagnons d’infortune. Elle est aussi sans doute politique : interroger le pouvoir des proches, des experts, des juges.

Suivre Katia dans sa demande de rétablissement de sa capacité civile, c’est l’écouter revendiquer un pouvoir sur ses fréquentations, son alimentation, son travail, ses choix musicaux, ses vêtements. C’est l’écouter prendre l’avis de ses proches, de professionnels qui l’accompagnent. C’est l’écouter demander la possibilité de choisir son lieu de vie.

Suivre Katia nous emmène dans des salles d’audience du fond de la Sibérie, qui ressemblent à celles d’une salle d’audience improvisée dans un hôpital psychiatrique de Paris ou New York. Il n’y a pas de drapeau , mais une photo du président et du premier ministre ;  les juges y portent une robe noire, les assesseurs restent silencieux. Lire la suite


10 ans de la convention sur le respect des droits des personnes handicapées : suivez en live le forum social du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies!

Pendant trois jours, le forum social du conseil des droits de l’homme discute des 10 ans de la convention de l’ONU sur le respect des droits des personnes handicapées. Vous pouvez le suivre en direct ou consulter le programme détaillé.

Le Forum Social est un évènement annuel organisé par le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève pour faire dialoguer les acteurs de la société civile, les représentants des États membres des Nations Unies, et, les organisations intergouvernementales sur un thème choisi par le Conseil chaque année durant sa session de mars. Le thème de l’année 2016 est « Promouvoir, protéger et assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales par les personnes handicapées à l’occasion du dixième anniversaire de la Convention Relative aux Droits des Personnes Handicapées (CDPH) ».

Programme général – Conformément aux consultations informelles avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, le programme couvrira :

  • 3 octobre – rétrospective des dix dernières années de la CDPH – la mise en œuvre – les progrès – les défis existants et le partages des bonnes pratiques
  • 4 octobre – la mise en œuvre – le rôle des personnes handicapées et de leur organisation ainsi que la responsabilité étatique
  • 5 octobre – les perspectives – et les engagements des parties à l’égard du futur voulu pour l’exécution de la CDPH et des Objectifs de Développement Durable

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31 mars et 4 avril : Débats autour de la capacité juridique et du recours à la contrainte au comité des droits de la CDPH (ONU)

L’Essex Autonomy Project, partenaire anglais du Collectif Contrast, est invité à intervenir ce jeudi 31 mars à la session du comité des droits des personnes handicapées de l’ONU (cf. Annonce). L’intervention portera sur les garanties à apporter pour mettre en oeuvre des garanties pour respecter la capacité juridique ( 4ème alinéa de l’article 12 de la convention) des personnes handicapées. Un compte-rendu des échanges sera apporté à la suite de cet article.

Le 4 avril, c’est l’association « Autistic minority international »  qui organise une discussion, à l’occasion de la journée mondiale de l’autisme, autour de l’usage de la contrainte physique et mécanique dans les écoles avec le comité des droits.


Les rencontres de la recherche en soins en psychiatrie

La 2nde Rencontre de la recherche en soins en psychiatrie s’est tenue à Lyon ces 27 et 28 janvier. Organisées notamment par Jean-Paul Lanquetin et le Groupe de Recherche en Soins Infirmiers, ces rencontres ont développé au moins deux thématiques qui intéressent le Collectif.

Ces rencontres ont d’abord souligné l’importance des recherches sur la place de l’informel dans le soin, et des enjeux de formalisation du savoir clinique. De nombreuses interventions ont souligné la fécondité des recherches menées par le GRSI sur le soin informel. Partant du constat d’une « insuffisance de recensement du réel de l’activité en soins infirmiers », ces travaux entendent « rendre visibles » de nombreuses dimensions de l’activité infirmière en psychiatrie, et donner un « statut » aux savoirs qu’ils mobilisent. Ils ont conduit à identifier, par l’observation de très nombreux « mini-actes », « micro-actes », (plus de 3000 !), les « fonctions » du soin infirmier, ce concept permettant de prendre en compte aussi bien pour les auteurs le soin direct (en interaction avec le patient) que le soin indirect (en interaction avec les autres professionnels, l’équipe et l’administration). Réfléchissant au statut du savoir infirmier, les auteurs ont inscrit ces fonctions dans les différents domaines et disciplines scientifiques qui contribuent à la formalisation des savoirs infirmiers. Les exemples donnés de la référence à ces savoirs dans le cadre de pratiques de formation ont souligné la pertinence d’une réflexion sur leur formalisation. Lire la suite


Confcap : une conférence aussi intense que stimulante

La conférence est L1030030passée. Les retours que nous avons sont extrêmement positifs, tant du côté de la pertinence des questions discutées, que de la diversité des acteurs mobilisés : le niveau des interventions et la cohérence des sessions ont été salués ; la transversalité et l’interdisciplinarité des regards ont été très fortement appréciés ainsi que l’expression de désaccords importants sous des formes fermes et respectueuses ; l’effet d’interpellation, tant pour les chercheurs, les acteurs de la société civile que les pouvoirs publics, a été fortement soulignée. Enfin, plusieurs invités étrangers nous ont confié qu’ils allaient s’inspirer de cet événement pour développer des initiatives similaires !
A très vite pour les retours du public !