collectif CONTRAST

consentement capacité contrainte santé mentale


A l’occasion du Comité national autisme, la diversité des pratiques en question

A l’occasion du Comité national autisme, réuni le 21 avril 2016 pour le suivi du troisième plan autisme (2013-2017) et du discours prononcé par la secrétaire d’Etat Ségolène Neuville, a été diffusée une lettre ouverte du RAAHP qui s’étonne de ne pas être être convié et souligne la nécessité de conserver une pluralité des méthodes de soin et d’accompagnement de l’autisme. L’année dernière à la même période, une lettre similaire appelait à « une approche plurielle des autismes ».

Il s’agit d’un épisode de plus dans les intenses controverses qui ont entouré les méthodes de prise en charge de l’autisme ces dernières années en France (voir notamment les travaux de Brigitte Chamak). Lire la suite


Dossier spécial de la revue Sciences Sociales et Santé « La décision pour autrui comme enjeu micro-politique »

Conçu par Aude Béliard, Aurélie Damamme, Jean-Sébastien Eideliman, et Delphine Moreau, le volume 33 – n° 3 de la revue Sciences Sociales et Santé, paru en septembre dernier, consacre un dossier spécial sur La décision pour autrui comme enjeu micro-politique. Il rassemble des réflexions sur les relations de soin ou d’accompagnement de personnes âgées, handicapées, sans abri, ou encore d’enfant autiste, en s’appuyant sur des exemples concrets, avec, entre autres, les articles de Pierre Vidal-Naquet et Ana Marques. A ne pas manquer !



Des experts de l’ONU demandent à la France la cessation de l’institutionnalisation d’un enfant autiste dans un hôpital psychiatrique

GENEVE (17 septembre 2015) – Des experts des droits de l’homme de l’ONU condamnent le placement d’un enfant autiste de 16 ans, Timothée D., au sein de l’hôpital psychiatrique pour adultes Le Vinatier de Lyon, où il a été assujetti à des traitements médicamenteux sans son accord ni celui de sa mère.

Ce placement est intervenu quelques jours seulement après son placement dans un Institut Médico-Educatif (IME). Jusqu’alors l’adolescent bénéficiait d’une inclusion scolaire en milieu ordinaire et vivait au sein de sa famille. Les raisons de ce placement en hôpital psychiatrique ne sont, à ce jour toujours pas connues de sa mère, qui avait été interdite de le voir.

« L’institutionnalisation de Timothée D. en milieu psychiatrique constitue une grave atteinte au droit à la liberté et sécurité de sa personne et au respect de son intégrité physique et mentale* », a déclaré la Rapporteuse spéciale sur le droit des personnes handicapées, Catalina Devandas Aguilar. « Elle viole également les droits de cet adolescent à l’autonomie et à l’inclusion dans la société, à vivre au sein de sa famille et à exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant ».

« Il est particulièrement grave que l’intérêt supérieur de cet adolescent, qui n’a jusque-là guère été pris en compte dans les décisions le concernant, ait été invoqué pour le priver de voir des membres de sa famille », a ajouté Mme Devandas Aguilar. Lire la suite