collectif CONTRAST

consentement capacité contrainte santé mentale


Journée d’étude « Le pouvoir au prisme de l’écrit. Dossiers, plaintes, correspondances », le 15 décembre 2015

Cette journée d’étude intitulée « Le pouvoir au prisme de l’écrit. Dossiers, plaintes, correspondances » est organisée à l’EHESS, avenue de France à Paris, le 15 décembre 2015. Le programme et l’argumentaire sont en ligne. Benoît Eyraud traitera la question « Du dossier judiciaire à la description ethnographique : réflexions sur ce que l’usage de l’écrit révèle et dissimule dans l’enquête sociologique ».


Recueillir des écrits dans les lieux d’enquête – compte-rendu d’atelier Contrast

Le collectif Contrast a accueilli Jean-François Laé et Fabien Deshayes le 9 juillet après-midi pour un atelier de préparation de la tâche empirique de recueil de textes dans les lieux d’enquête. Le programme de recherche prévoit en effet de s’intéresser aux textes qui régulent les pratiques de soin, en particulier leurs dimensions contraignantes, en recueillant non seulement les textes juridiques et éthiques formalisés (les lois, décrets, circulaires, recommandations, règles de déontologie ou guides de bonnes pratiques…) mais également les écrits produits plus localement pour encadrer les pratiques de soin (règles de comptabilité, notes de service, règlement intérieur, rapport d’activité…) et ceux, plus ou moins formels, produits au cours et au décours de l’action (transmissions, dossier, signalement d’événement indésirable…).

L’atelier a été nourri par la longue expérience de Jean-François Laé qui s’est saisi souvent des écrits, comme forme locale du droit et comme agissant dans le vécu des personnes, en particulier au travers des « écritures mineures », au statut peu important d’un point de vue institutionnel. Il a également bénéficié de la riche expérience de Fabien Deshayes sur l’analyse des rapports de mesure éducative réalisés par les travailleurs sociaux en protection de l’enfance, qui restitue à la fois leur carrière, depuis leur conception jusqu’à leur lecture, et s’interroge sur le rôle de la lecture de son propre dossier sur l’action des personnes concernées.

Dans cette phase de préparation, deux questions se dégageaient, sur un versant largement méthodologique :
– Comment cadrer le recueil des écrits, si nombreux dans les institutions et si hétérogènes ?
– Comment traiter du « pouvoir » ou de la « force » de l’écriture à partir de ces textes parfois ordinaires et peu formalisés ? Lire la suite