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Séminaire Contrast le 7 avril matin : Stefan Sjöström

Stefan Sjöström interviendra sur les soins sans consentement en psychiatrie en Suède. A partir de ses différents travaux de recherche, il abordera les réformes légales récentes du système suédois et les politiques publiques concernant les pratiques contraignantes en psychiatrie. Il discutera également de la notion de « contexte de contrainte » et de la relation entre dimensions formelles et informelles, à partir d’exemples de suivi à domicile ou en consultation.

La séance a lieu le jeudi 7 avril de 9h30 à 12h en salle J322 – Université ParisDescartes, 45 rue des Saints-Pères, 75006 Paris

Stefan Sjöström est docteur en Communication, maître de conférences en Sociologie et professeur associé en Travail Social. Rattaché au département de Travail Social de l’université d’Umeå. Depuis plus de 20 ans, il consacre ses recherches à la santé mentale, et plus particulièrement aux contraintes dans le soin. Il s’intéresse plus largement à la sociologie du droit et à la microsociologie.  Il est actuellement impliqué dans quatre projets de recherches, qui portent sur les audiences au tribunal liées à des affaires de viol, sur les enquêtes de police sur des cas de viol d’hommes, sur les mouvements d’usagers en santé mentale, et sur les relations publiques au sein des structures publiques (services sociaux, écoles et police).


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Séminaire Contrast le mercredi 6 avril : les parcours de soin

Le collectif Contrast organise le mercredi 6 avril 2016 un séminaire centré autour de la notion de parcours de soin en santé mentale, avec deux interventions :

« Parcours de soin en psychiatrie et systèmes locaux de prise en charge »
François Sicot (LISST-Cers, Toulouse) et Tristan Renard (LISST-Cers, Toulouse)

« Fluidité des parcours de soins au sein de dispositifs de prise en charge de personnes âgées aux capacités cognitives ou psychiques altérées »
Aude Béliard (Cermes 3, Paris), Lucie Lechevalier Hurard (Centre Max Weber, Lyon), Alice LeGoff (Cerlis, Paris), Pierre Vidal-Naquet (Cerpe, Lyon) – Membres du Collectif Contrast

Accédez au détail du programme.


Appel aux raconteurs d’histoire : premier workshop du projet Voices of Individuals, Galway, 27 et 28 avril 2016

Le projet VOICES, dont la conférence de lancement a eu lieu en février dernier, lance un appel aux raconteurs d’histoire et porte-parole, que nous reproduisons ci-dessous dans une version française (voir ici pour le texte original en anglais).

 » Voudriez-vous être un raconteur d’histoire ou un porte-parole au sein du projet VOICES ? Connaissez-vous quelqu’un qui le soit ? Le bulletin d’inscription est maintenant disponible sur le blog dédié. Nous cherchons des raconteurs d’histoire et des porte-parole susceptibles de participer à la recherche que nous menons sur la capacité juridique et la réforme du droit, et de s’inscrire au premier « workshop » du projet, qui se déroulera à Galway en Irlande les 27 et 28 avril 2016.

Qui sont les raconteurs d’histoire ?
Avez-vous une histoire à raconter sur la façon dont la loi a respecté ou refusé de respecter votre droit, en tant que personne handicapée, à prendre vos propres décisions concernant votre vie ? Nous recherchons des personnes qui ont une expérience personnelle du système judiciaire pénal, des personnes dont la capacité juridique a été soutenue ou mise en cause, des histoires sur le consentement ou le refus d’un traitement médical, et des histoires sur les relations intimes et le consentement à la sexualité. Si vous êtes dans ce cas, nous voulons vraiment connaître vos propositions pour que la loi change de façon à respecter le droit des personnes handicapées à prendre leurs propres décisions. Lire la suite


Prochaine séance du séminaire IRIS-OIP « Sciences sociales et prison », le 8 février 2016

Cette prochaine séance, intitulée « Malades mentaux: comment éviter la prison ? », est organisée le 8 février prochain, de 17h à 20h (Salle des Lombards, 96 bd Raspail, métro Saint-Placide ou Notre-Dame-Des-Champs)

Avec plus de 30% de personnes détenues présentant de graves troubles psychiatriques, les prisons françaises semblent aujourd’hui accueillir une folie qui ne trouve plus sa place dehors. Face à cette situation, le développement de l’accès aux soins psychiatriques en prison, matérialisé notamment par l’ouverture récente de 9 unités d’hospitalisation dédiées aux personnes détenues (les UHSA) constitue une réponse nécessaire mais ambiguë. La table-ronde proposée permettra de faire le bilan des recherches réalisées en France autour des causes multiples de l’incarcération des malades mentaux et d’explorer les pistes alternatives envisagées ou expérimentées pour limiter ce phénomène.

Interviendront au cours de ce séminaire :

  • Caroline Protais, sociologue, chargée d’étude à l’OFDT et auteure d’une thèse soutenue en 2011 à l’EHESS et intitulée « Sous l’emprise de la folie – La restriction du champ de l’irresponsabilité psychiatrique en France (1950-2007) ».
  • Cyrille Canetti, psychiatre, contrôleur des lieux de privation de liberté et ancien chef du SMPR de la prison de la Santé.
  • Serge Canape, chef du bureau des politiques sociales, de l’insertion et de l’accès aux droits à la Direction de l’Administration Pénitentiaire (Ministère de la Justice).
  • Thomas Bosetti, psychiatre au SMPR de Marseille, membre du programme « Un chez soi d’abord » et responsable de mission pour Médecins du Monde autour d’un projet d’évitement à l’incarcération.

Tout le programme 2015-2016 du séminaire est ici.


« La contrainte en dehors des murs : entre règles de droit et jeux d’acteurs », journée Contrast du 11 mars 2015

Le programme de recherche Contrast s’intéresse à l’usage et à l’élaboration des règles, formelles ou non, qui encadrent les pratiques de soin, tout particulièrement dans leurs dimensions contraignantes. Lors de la journée du 11 mars, nous traiterons de cette question dans le contexte des prises en charge « hors les murs ».

La matinée sera consacrée à la réflexion sur les modes de régulation juridique et institutionnelle des dimensions contraignantes des pratiques de soin lorsqu’elles prennent place en dehors d’un établissement. Lorsque la contrainte n’est pas associée à l’enfermement et que le soin n’est pas lié à l’hébergement, sur quoi portent les autorisations ou les interdictions et comment sont-elles mises en œuvre ?
Pour cela, nous mettrons en regard la contrainte pénale, une nouvelle modalité d’exécution de peine, qui est dissociée de l’emprisonnement – car se déroulant en milieu ouvert – mais comportant des obligations et interdictions renforcées, par rapport au sursis avec mise à l’épreuve, avec l’injonction de soin, où l’obligation de se soigner pour éviter l’emprisonnement doit s’articuler avec le consentement au soin.
Nous détaillerons également l’imbrication des règles juridiques et du montage institutionnel dans deux dispositifs de prise en charge hors les murs : le dispositif expérimental Un chez-soi d’abord, qui se situe en dehors de la psychiatrie de secteur, mais aussi du médico-social ou du social, et une unité intermédiaire pour un retour progressif à domicile mise en place en Suisse romande. Dans ces contextes institutionnels, comment les règles provenant des différents partenaires et corps professionnels existant s’imbriquent-elles et quelles règles propres sont élaborées ?

L’après-midi, nous aborderons les façons d’agir dans un contexte d’imbrication des règles juridiques concernant les interventions, en nous centrant sur le programme Un chez-soi d’abord. Lire la suite